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Trelkovsky dijo:Pero esta peli, siendo del tullido mental de Luc Besson, me importa un carajo.![]()
Podríamos empezar por El Quinto Elemento.chinocudeiro dijo:Trelkovsky dijo:Pero esta peli, siendo del tullido mental de Luc Besson, me importa un carajo.![]()
Cuanto veneno, qué te habrá hecho el pobre Besson para que le dediques semejantes improperios?![]()
GeckoBrother dijo:Podríamos empezar por El Quinto Elemento.chinocudeiro dijo:Trelkovsky dijo:Pero esta peli, siendo del tullido mental de Luc Besson, me importa un carajo.![]()
Cuanto veneno, qué te habrá hecho el pobre Besson para que le dediques semejantes improperios?![]()
Rafalet dijo:Wow. Este año la peña se está luciendo con los posters.
Nanahara dijo:Gran poster. ¿El es muy pequeño o ella muy grande? ¿Se sabe de qué va?
1°)AVIS : PLUTOT POUR
Le saut de l'ange.
Après une parenthèse consacrée à la production, Luc Besson revient à la réalisation six ans après sa Jeanne d'Arc. Tourné dans le plus grand secret, son dixième film est un conte de fées pour adultes filmé en noir et blanc dont le postulat narratif s'apparente au film de Wim Wenders, Les Ailes du désir (1991). Soit la love story entre un homme venu de nulle part et un ange tombé du ciel qui s'achèvera en happy end sur terre.
Si les théologiens débattaient naguère sur le sexe des anges, Luc Besson ne s'embarrasse guère de fioritures : Angela est une blonde sublime et court vêtue, déguisée en "pétasse", surgie en plein Paris pour sauver André du suicide mais aussi de lui-même. Car ce dernier est "au bout du rouleau" : escroc mythomane criblé de dettes, menacé par ses créanciers (parfait Gilbert Melki en caïd à sang froid), il ne voit d'autre issue à sa vie de "minable" qu'un plongeon dans la Seine. Seulement, un ange passe par là et le désespéré s'improvise sauveteur pour les beaux yeux d'une belle inconnue. Commence alors une balade crépusculaire dans un Paris presque désert (sublime photographie de Thierry Arbogast) où chacun se découvrira avant de basculer dans les bras de l'autre.
Si très vite, le récit et l'épilogue du film ne font guère de doutes, le cinéaste tente de sortir des sentiers battus grâce à son couple d'amoureux : sans tabous, son ange tentateur (le top model Rie Rasmussen découverte dans Femme fatale de Brian de Palma) ne recule devant rien pour renflouer les dettes abyssales de son nouveau protégé comme, par exemple, tapiner dans une boite à 1 000 euros la passe ! Tour à tour hâbleur et déprimé, princier et pathétique, généreux et étriqué, André est un beau personnage, lointain cousin des comédies italiennes des années 1960, incarné avec une touchante authenticité par un Jamel Debbouze charismatique dont la présence et le regard aimantent la caméra, au point que le film ressemble parfois à un clip publicitaire pour l'homme de Trappes.
Voilà pour le meilleur d'un film dont le message naïf, voire simpliste, laisse perplexe ("Ce qui compte, c'est la beauté intérieure", "Il faut s'aimer pour pouvoir aimer les autres" au fil de dialogues plutôt bavards pour un Besson?) mais dont la sincérité ne fait pas de doutes tant Luc Besson semble s'être projeté dans cette histoire au point de signer son film le plus personnel. André peut ainsi se voir comme le miroir du cinéaste dont le reflet, pas forcément flatteur, esquisse un pan de sa personnalité.
Dans ce jeu de dupes oscillant entre leurres et vérités ("J'en ai marre des mensonges? pour la première fois de ma vie, j'ai envie d'être vrai", avoue André à Angela), Luc Besson semble vouloir retrouver une virginité cinématographique, refaire un premier film dans l'urgence avec peu de moyens, afin de ressentir à nouveau les vibrations et l'essence de sa vocation de cinéaste. Une ambition hautement estimable mais malheureusement inaboutie pour une oeuvre qui donne à Jamel Debbouze un magnifique rôle à la hauteur de son immense talent.
Patrick Beaumont
2°)AVIS : CONTRE
Du plomb dans l’aile.
Que c’est beau Paris ! Ses bateaux-mouches, son Sacré-Cœur et sa Tour Eiffel. 90 minutes de ballade dans un Paris en noir et blanc. Cela ne vous rappelle rien ? Non ? C’est que vous ne faisiez pas partie du jury qui, en juillet dernier, à Singapour, a décidé que 2012 serait une année olympique pour Londres et non pour Paris. Du dossier français ne restent que les larmes et la rancœur et quelques chutes du film publicitaire de Luc Besson. Une fois Belmondo évincé, remplacé par Jamel Debbouze (d’accord ce n’est pas la même carrure), ces rushs ont vraisemblablement servi à bâtir un long-métrage baptisé Angel-A. Un long en forme de visite guidée de la capitale.
Lorgnant maladroitement du côté de Jeunet et de sa pouliche Amélie, Luc Besson propulse dans les airs sa caméra et donne à voir une ville charmante quoique pittoresque. Avec une campagne de promotion rondement menée (« je ne parle pas de mon film avant qu’il ne sorte pour laisser aux spectateurs le soin de le découvrir mais d’un autre côté, je laisse le magazine Première balancer des « exclus » tous les mois), Besson espérait sans doute créer l’événement. Peine perdue. Angel-A mérite au mieux l’indifférence. Après les décevantes superproductions qu’étaient Jeanne d’Arc et Le Cinquième élément, Luc Besson souhaitait revenir vers des projets plus intimistes. Louable intention. Mais, pour construire essentiellement un film sur des dialogues, il faut que les acteurs soient irréprochables et les textes pertinents. Ce n’est pas le cas. C’est rageant. Oui, c’est rageant. Car on aimerait défendre Angel-A. Parce que Besson a trop souvent été détruit par la critique. Parce que figurent au générique un Jamel convaincant et un (toujours) épatant Gilbert Melki. Parce que l’idée de faire un film sur un scénario aussi mince est un pari intéressant.
Le scénario, justement, tient en une ligne : André, petite main du crime, croule sous les dettes et survit dans un Paris contrôlé par des mafias. Il rencontre un jour la belle Angel-A. Que ce soient l’atmosphère noire dans laquelle baigne la ville ou les délicats panoramiques sur Paris, les rares moments de lyrisme et d’enchantement d’Angel-A sont rapidement ensevelis sous une avalanche d’accrocs et de ratés :
1°)Une actrice, Rie Rasmussen (dont le seul talent avait été de galocher Rebecca Romijin dans Femme Fatale de Brian de Palma) hystérique à souhait et incapable de se débarrasser d’un accent anglais à rendre jalouse Jane Birkin – finalement la véritable actrice, c’est encore la Tour Eiffel, présente dans une dizaine de séquences et nettement plus charismatique;
2°)Une incohérence totale dans les filtres de couleurs utilisés : le noir et blanc devient tantôt verdâtre, tantôt brun;
3°)Une bande-son omniprésente à tel point que les silences se dénombrent en secondes;
4°)Des dialogues d’une banalité affligeante. Florilège : « La misère est partout », « l’important, dans la beauté, c’est l’intérieur, pas l’extérieur » ou encore « tu m’as appris l’essentiel : ne pas mentir. »
Les ailes plombées de cet Angel-A ne porteront jamais le film jusqu’aux Cieux du 7ème art. Et le film n’égalera jamais son modèle, largement pompé par Besson : Les Ailes du désir de Wim Wenders (le pompage est-il une habitude chez Besson ? n.d.l.r.). Le jury de Singapour avait, dit-on, versé une larme après la projection du film publicitaire de Besson. Après Angel-A, on verse également une larme. A la mémoire d’un réalisateur disparu. A la mémoire du père du Grand bleu, de Nikita, du Dernier combat...
Matthieu Deprieck
Cuanto veneno, qué te habrá hecho el pobre Besson para que le dediques semejantes improperios?
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